Antoine BON - Jurisprudence de droit du travail

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Tag - inspecteur du travail

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jeudi, mai 10 2012

Statut protecteur du conseil prudhommes après recodification du code du travail...

Cour de cassation - Chambre sociale - 13 mars 2012

A l'occasion de cet arrêt, la Cour de cassation est saisie de l'appréciation de l'étendue de la protection accordée aux conseillers prud’hommes après la recodification du code du travail intervenue en mai 2008.

En effet dans l'ancien code était expressément prévue l'application des dispositions protectrices des délégués syndicaux aux conseillers prudhommes titulaires d'un contrat de travail à durée déterminée, dont l'arrivée du terme nécessitait donc l'intervention de l'inspecteur du travail.

Cette catégorie particulières de salariés n'est plus expressément visés dans les nouveaux textes du code du travail.

La Cour de cassation ne s'arrête pas à cette analyse restrictive des dispositions du nouveau code mais rappelle que la codification est intervenue à droit constant sauf dispositions expresses contraires. En l'absence d'exclusion expresse des salariés en CDD conseillers prudhommes, il convient donc de leur appliquer les mêmes solutions que celles résultant de l'application des dispositions de l'ancien code.

vendredi, septembre 23 2011

Modification des conditions de travail d'un salarié protégé

Cour de cassation - chambre sociale - 22 juin 2011

Dans cet arrêt la Chambre sociale revient sur la différence entre modification du contrat de travail et modification des conditions de travail appliquée aux salariés protégés.

En cas de refus d'une modification de ses conditions de travail par un salarié protégé, le seul recours de l'employeur est de saisir l'inspecteur du travail d'une demande d'autorisation de licenciement.

vendredi, septembre 2 2011

Les déclarations de l'employeur devant le comité d'entreprise l'engagent...

Cour de cassation - chambre sociale - 16 février 2011

Cet arrêt a été rendu dans une affaires aux circonstances inhabituelles : Il s'agissait du licenciement d'un protégé par ses fonctions de représentant du personnel.

Comme le veut la procédure en ce cas, le comité d'entreprise a été réuni pour donner son avis sur le licenciement puis l'inspecteur du travail a autorisé le licenciement.

Le licenciement a été notifié pour faute grave, donc sans préavis ni indemnité de licenciement.

Le salarié a parallèlement saisi le Tribunal administratif de l'annulation de l'autorisation (seule procédure à même de lui permettre d'obtenir une indemnisation pour licenciement sans cause réelle et sérieuse) et saisi le Conseil des Prudhommes qui l'a débouté. Il a fait appel et la Cour d'appel a d'une part sursis à statuer sur la cause du licenciement dans l'attente du résultat de l'instance administrative et d'autre part alloué au salarié une indemnité de licenciement et une indemnité compensatrice de préavis.

Il est étonnant de voir ainsi l'instance judiciaire déboucher sur une allocation d'indemnisation alors même que l'instance administrative dont dépend l'appréciation de la cause du licenciement est en cours.

En réalité, la Cour, approuvée par la chambre sociale, a alloué cette somme sur le fondement d'un engagement unilatéral de l'employeur.

Elle considère qu'indépendamment du bien fondé du licenciement, l'employeur s'est engagé à lui verser ces sommes.

En effet, l'employeur avait, lors de la consultation du comité d'entreprise, indiqué que la mesure de licenciement serait accompagnée du versement de l'indemnité de licenciement.

Ce seul engagement suffit pour la Cour de cassation pour rendre recevable la demande du salarié de versement de l'indemnité de licenciement mais également du préavis puisqu'elle suit le même régime.

Il ne peut donc qu'être conseillé aux employeur de tourner sept fois leur langue dans leur bouche avant de prendre un engagement devant le Comité d'Entreprise...