Antoine BON - Jurisprudence de droit du travail

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vendredi, mai 4 2012

La Cour de cassation refuse le contrôle a priori du motif de licenciement

Cour de cassation - Chambre sociale - 3 mai 2012

L'année dernière, la Cour d'appel de Paris avait fait grand bruit en déclarant nulle une procédure de licenciement alors qu'elle était au stade de l'information/consultation des institutions représentatives du personnel en l'absence de motif économique démontré par la société.

La Cour de cassation refuse de suivre la Cour d'appel dans un chemin qui aurait pu révolutionner les relations collectives dans l'entreprise en autorisant le contrôle du motif économique du licenciement par le juge des conflits collectifs de travail avant même la notification des licenciement.

Elle casse l'arrêt au motif que les dispositions de l'article L 1235-10 du code du travail ne visent l'annulation du plan de sauvegarde de l'emploi dont la validité est indépendante de la cause du licenciement.

lundi, septembre 5 2011

Contestation de l'inaptitude : Attention aux conséquences...

Conseil d'État - 4ème et 5ème sous-sections réunies- 27 juin 2011

En matière d'inaptitude, l'employeur dispose d'un mois pour procéder au reclassement ou à défaut au licenciement du salarié déclaré inapte.

Le salarié, comme l'employeur, dispose cependant d'un recours contre l'avis d'inaptitude en application de l'article L4624-1 du code du travail.

Le délai de ce recours étant de deux mois, il peut ne pas être expiré au moment du licenciement.

Le salarié peut-il encore saisir l'inspecteur du travail pour contester l'avis d'inaptitude ?

Le Conseil d'Etat répond dans cet arrêt par l'affirmative.

Il est donc possible, si la contestation aboutie, à l'annulation de l'avis d'inaptitude alors que le licenciement a été prononcé.

Dans un tel cas il est difficile d'imaginer comment l'employeur pourrait éviter de se voir condamner pour licenciement dépourvu de cause réelle et sérieuse.