Antoine BON - Jurisprudence de droit du travail

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Tag - à travail egal

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jeudi, février 17 2011

le principe "à travail égal, salaire égal" appliqué aux diplômes

Cour de cassation - chambre sociale - 11 janvier 2011

La Cour poursuit sur sa lancée, la définition des critères objectifs permettant de justifier d'une différence de salaire entre employés.

En l'espèce une visiteuse médicale se plaignait de ce que son salaire soit inférieur à celui d'un de ses collègues.

L'employeur soutenait que ce dernier étant titulaire d'un diplôme d'école de commerce alors que la salariée n'avait qu'une licence, il était normal qu'il soit mieux rémunéré.

La Cour de cassation refuse d'admettre cette justification.

Elle énonce en effet que pour être acceptée, une différence de rémunération n'est objectivement légitimée par une différence de diplôme qu'à condition que l'employeur rapporte la preuve de l'utilité de ce diplôme pour la profession en cause.

La Cour de cassation renvoie à l'examen des faits par la Cour d'appel pour vérifier si, en l'espèce, cela était bien le cas.

vendredi, février 5 2010

Les avantages conventionnels des cadres ouverts à tous ?

Cour d'appel Montpellier 4 novembre 2009

Par cet arrêt, non encore publié sur Légifrance, la Cour d'appel de Montpellier accorde à un salarié non cadre relevant de la convention collective des caves coopératives l'indemnité de licenciement et le délai de préavis prévu pour les cadres.

La Cour se base sur le principe "à travail égal, salaire égal" tel que développé par la jurisprudence de la Cour de cassation.

Reprenant la formule posée par cette dernière, la Cour d'appel constate qu'aucune raison objective ne justifie la différence de traitement instituée par la convention collective entre les salariés cadres et non cadres.

L'examen de la Cour a porté d'abord sur la convention collective, muette sur la justification de la différence de traitement entre cadre et non cadre, puis sur les justifications invoquées par l'entreprise.

Elle considère que la qualification et les responsabilités des postes de cadre ne justifient pas en elles-même la différence de traitement, pas plus que l'affirmation non justifiée d'une plus grande difficulté pour les cadres de retrouver du travail.

En l'état, une telle jurisprudence revient à ouvrir à tous les salariés les avantages conventionnels prévus pour les cadres, sauf à ce que :

- soit la convention collective fasse mention des circonstances objectives justifiant la différence de traitement, - soit l'employeur rapporte la preuve documentée de ces circonstances.

Suite à cet arrêt la position de la Cour de cassation sur la question est très attendue au vue des conséquences importantes qu'elle porte en elle.