Antoine BON - Jurisprudence de droit du travail

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jeudi, août 11 2011

Fin de la gratuité de la procédure prudhomale...

LOI n° 2011-900 du 29 juillet 2011 de finances rectificative pour 2011

En vertu de ce texte adopté, comme il se doit, en pleine période estivale, toute demande introductive d'instance devant les juridictions prudhomales est désormais assujettie à une contribution de 35 € destinée au financement de l'aide juridictionnelle.

Visiblement le législateur considère que la charge de l'aide juridictionnelle doit reposer sur ceux qui sollicitent l'intervention des juges plutôt que sur l'ensemble des citoyens.

L'heure du décès de la gratuité de l'accès aux juges du travail est fixée au 1er octobre 2011.

jeudi, août 4 2011

Evolution des pratiques en matière d'arrêts de travail ?

Un point de vue intéressant d'Artémis] sur une diffusion d'informations par l'assurance maladie à destination des médecins.

mardi, juin 21 2011

La rupture au rabais confirme son succès

DARES ANALYSES - Juin 2011

Dans une étude publiée par le ministère de l'emploi, il apparaît que la succès rencontré par les ruptures conventionnelles se confirme. A la fin de l'année 2010, 25 000 ruptures par mois étaient homologuées.

On rappellera que le dispositif de la rupture conventionnelle permet d'échanger l'accord du salarié pour une rupture qui n'a plus à être justifiée par un motif réel et sérieux contre la prise en charge par Pole Emploi du salarié et une indemnité égale à l'indemnité de licenciement.

Ce marché déséquilibré où le salarié ne gagne rien à accepter la rupture plutôt qu'un licenciement, illustre le déséquilibre de la relation de pouvoir entre l'employeur et le salarié.

mercredi, juin 8 2011

Le MInistre du travail n'a pas vraiment les pieds sur terre...

CIRCULAIRE INTERMINISTERIELLE N° D...

Dans cette instruction très technique relative aux modalités de calcul de la CSG, CRDS et cotisations sociales dues à raison des sommes perçues au moment de la rupture du contrat de travail par les salariés, le Ministère du Travail donne quelques exemples chiffrés.

Il y est question de salariés percevant, à raison de la rupture de leur contrat de travail des sommes particulièrement importantes : 150 000 €, 90 0000 €, 250 000 €, 200 000 €, 220 000 €, 170 000 €, 300 000 € !

On peut se demander quels salariés sont concernés par de tels montants d'indemnités...

Plus fort encore dans ces exemples sont donnés les montants des indemnités de licenciement légales ou conventionnelles : 71 000 €, 150 000 €, 80 000 €, 80 000 €, 250 000 €, 90 000 €, 100 000 €, 140 000 €, 250 000 € !

Il est dommage que le ministère n'ait pas donné de références sur les conventions collectives permettant de percevoir ce type de montants au titre de la seule indemnité de licenciement.

Pour finir un cas incroyable est évoqué, un salarié percevant une rémunération annuelle de 72 000 € (probablement un ouvrier très porté sur les heures supplémentaires) et touche au moment de la rupture une indemnité de 90 000 € (soit plus d'un an de salaire) pour une indemnité conventionnelle de 80 000 € (probablement une convention d'entreprise de la joaillerie).

Comme ce salarié conteste la rupture abusive de son contrat de travail qui le laisse sans ressources, il obtient du CPH une indemnisation à hauteur de 60 000 €.

Ainsi le Ministre du Travail donne un exemple où l'indemnité de licenciement est supérieure à l'indemnisation de l'absence de cause réelle et sérieuse de la rupture !

On le voit, dans cette circulaire, le Ministère apparaît très déconnecté des réalités du monde du travail salarié. En réalité cette instruction n’intéresse que les cadres de très haut niveau et leur donne quelques clefs pour calculer la petite part de leur indemnité de cessation de fonction qui sera soumise aux contributions sociales.

lundi, mars 14 2011

Cessation d'activité : publication à la Jurisprudence Sociale LAMY

Un commentaire de votre serviteur publié à la Jurisprudence sociale Lamy du 24 février 2011 suite à l'arrêt rendu par la Cour de cassation le 18 janvier 2011 et qui avait déjà fait l'objet d'un commentaire ici.

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